Derrière le nom de ce manga se cachent beaucoup de choses. Tout d’abord on trouve celle d’une série de roman (ou light novel) à succès au Japon : Monogatari. Puis, il y a ce mot valise, symbole des différents titres de la saga-fleuve : bakemono et monogatari signifiant respectivement « monstre » et « histoire de » et donnant donc le titre Bakemonogatari. C’est avec l’étiquette d’un blockbuster potentiel que cette série débarque en France, avec au dessin, Oh ! Great qui magnifie graphiquement les histoires de NisiOisiN. Le tome 1 sortira le 9 mai chez Pika éditions.

Lorsque l’on cherche cette année les très grandes licences mangas qui n’étaient pas encore disponibles en France, le nom de Bakemonogatari revenait irrémédiablement sur le devant de la scène. On en avait parlé dans les hits théoriques de l’année dans La 5e de Couv’ sur les stars du manga en 2019 au côté de quelques autres titres à fort potentiel. Prépublié depuis mars dernier dans le Weekly Shônen Magazine, la difficile mission d’adapter Bakemonogatari a été confiée à Oh! Great, auteur au trait assez exceptionnel que l’on a pu adorer sur Air Gear, Enfer et Paradis ou Biorg Trinity.

Entre légendes urbaines et fantasy

Ce manga se déroule dans un Japon contemporain et nous permet de faire la connaissance de Koyomi, un lycéen très « vampirique ». Il est amené à rencontrer divers personnages hauts en couleur, souvent atteints de maux paranormaux et leur vient en aide. Le résumé fourni par l’éditeur apporte plus de précision :

Koyomi était un lycéen banal jusqu’à sa rencontre avec une vampire légendaire qui, en le mordant, lui transmet les mêmes pouvoirs qu’elle. Un jour, il rattrape Hitagi alors qu’elle chute dans les escaliers. Quelle n’est pas sa surprise quand il découvre son étrange secret : elle ne pèse pratiquement rien ! Très vite, Koyomi réalise qu’une entité chimérique a pris possession de sa camarade. Il va alors tout mettre en œuvre pour lui venir en aide !

Ce qu’il faut retenir de cette annonce, c’est que Pika s’attaque à une lourde tâche : transformer le potentiel de Monogatari en succès dans l’hexagone. Car plus qu’un manga c’est aussi et surtout une série de plus 20 romans. Bakemonogatari représente seulement les deux premiers tomes. La suite de la saga est composée, entre autre, de Nisemonogatari (histoire d’imposteur), de Koimonogatari ou encore de Nekomonogatari. Pour les light novel, on ne sait pas encore si l’éditeur a prévu de les sortir en France pour l’instant. Il faut souligner que la galaxie ne s’arrête pas là, puisqu’une dizaine de romans a d’ores et déjà été adaptée en série animée. Ils sont disponibles dans le catalogue de Wakanim. Au Japon le manga est déjà dans son 5e tome, pour cette série toujours en cours.

Une édition collector d’entrée

Pour sa sortie le 9 mai prochain, Bakemonogatari bénéficiera d’une édition limitée de son premier volume avec une jaquette réversible, un ex-libris et 20 cartes postales au format du manga. Parmi elles, plusieurs sont illustrées par d’autres mangakas souhaitant rendre hommage à la licence comme Hiro Mashima, Atsushi Ohkubo et Yosûke Kaneda. Avec un tel dispositif, et une telle réputation, ce shônen d’urban fantasy va faire parler de lui. On ne manquera pas de revenir sur ce manga et de vous dire tout ce qu’on en pense dans les prochaines émissions de La 5e de Couv’.

Quelques infos en plus :

  • Traduit par Yohan Leclerc
  • Format 13 x 18
  • Prix : 7,20 € (édition limitée à 10 ,50€)
  • Classifié shonen
  • Disponible en numérique en même temps que l’édition physique
  • Rythme de parution : Un volume tous les deux mois